L'assemblée générale extraordinaire (Colette, Vincent, François O, François M) de la séance d'hier soir a décidé de programmer les derniers Michael Powell début juillet :
- mardi 3 juillet : Les chaussons rouges
- mardi 10 juillet : Le voyeur
Il faudra du sérieux rattrapage pour les Corses, les Texanes et autres heureux vacanciers.
mercredi 27 juin 2007
Juillet : Les derniers Powell
mardi 26 juin 2007
Mardi 26 juin : Le narcisse noir
"Black Narcissus"
Film de Michael Powell - Angleterre - 1947
Réalisateurs et scénaristes : Michael Powell et Emerich Pressburger
Scénario adapté du roman de Rummer Godden paru en 1939
Interprétation : Deborah Kerr, David Farrar, Kathleen Byron, Sabu, Jean Simmons
Deborah Kerr (Soeur Clodegh)
Jean Simmons (Kanchi)
David Farrar
Kathleen Byron (Sœur Ruth)
mardi 19 juin 2007
Mardi 19 juin : Je sais ou je vais
"I Know Where I'm Going!"
Film de Michael Powell - Angleterre - 1945
Réalisateurs et scénaristes : Michael Powell et Emerich Pressburger
Interprétation : Wendy Hiller, Roger Livesey, Pamela Brown, Finlay Currie
mardi 12 juin 2007
Mardi 12 juin : A Canterbury Tale
Film de Michael Powell - Angleterre - 1944
Réalisateurs et scénaristes : Michael Powell et Emerich Pressburger
Interprétation : Eric Portman, Sheila Sim, Sgt John Sweet, Dennis Price
mercredi 6 juin 2007
Entretien avec Michael Powell par Olivier Assayas
Entretien avec Michael Powell par Olivier Assayas
Cahiers du Cinéma, (Mars 1981, p. 20-21).
Cahiers. Pourriez-vous nous parler de vos présentes activités aux Etats-Unis ? Ces dernières années on y a redécouvert votre œuvre, aussi bien les cinéastes que les cinéphiles. Comment cela s'est-il passé ?
Michael Powell. J'ai été invité au festival de Telluride dans le Colorado il y a deux ou trois ans de cela. On m'a demandé de montrer quelques-uns des films que j'avais faits avec Emeric Pressburger. J'ai apporté avec moi les plus connus et aussi Pee-ping Tom (Le Voyeur) qui de façon inattendue a fait sensation.
Martin Scorsese a toujours été un admirateur de nos films, il nous a régulièrement cités comme une influence importante sur son œuvre. Il était à l'époque en tournée avec ce terrible show qu'il a fait avec Liza Minelli et se trouvait à Los Angeles, à deux heures d'avion de Telluride. Alors, pour me faire une surprise, les organisateurs lui ont proposé de venir présenter mes films. Nous nous étions déjà rencontrés à Londres. Il est venu et c'est là qu'il a vu Peeping Tom, il a été totalement enthousiasmé. Il y avait également à Telluride deux jeunes garçons qui étaient en train de fonder une maison de distribution. Ils ont dit à Martin qu'ils étaient intéressés par le film. II n'avait jusque-là été présenté aux USA qu'à la télévision dans une version amputée de bien vingt-cinq minutes. Martin leur a donné quinze mille dollars pour payer les copies. Personne ne m'a dit tout ça à l'époque. Je suis rentré à Londres. Et quelques mois plus tard, courant 79, je reçois un télégramme de Martin me disant que le film a été pris au Festival de New York et qu'on m'envoyait un ticket aller et retour première classe — il faudrait raconter ça à la Cinémathèque Française. Je ne savais pas bien de quoi il s'agissait mais j'ai pris l'avion et je suis allé à New York. Tout le monde adorait le film et il était présenté au Festival dans de très bonnes conditions. Il y a eu d'excellentes critiques. Au fond, ce qui a plu aux critiques new-yorkais c'est qu'ils le voyaient aujourd'hui dix-huit ans après sa réalisation, en sachant qu'à l'époque les critiques anglais l'avaient haï et l'avaient fait savoir. Ils ont écrit de telles choses que n'importe quel autre critique ne peut que leur en vouloir. Ils sont allés trop loin. Aussi les critiques new-yorkais ont-ils eu la part belle. Ils ont dit : « voilà un merveilleux film... nous entendons dire que nos confrères londoniens l'ont mis en pièces... pffftt... » (geste de mépris). Du coup le film a acquis une excellente réputation. Ces jeunes distributeurs ont commencé non sans une certaine appréhension à le diffuser, avec trois copies. Aujourd'hui, dix-huit mois plus tard, on le montre partout. Ça plaît énormément et beaucoup de gens l'ont cité comme l'un
des dix meilleurs films de l'année. Voilà donc pour ce pauvre Peeping Tom qui a maintenant vingt ans...
A ce même festival, on montrait The Black Stallion (L'Etalon noir), un film produit par Francis Coppola. Il était là, et un soir nous étions tous les deux les invités d'honneur d'une soirée très élégante organisée par les distributeurs new-yorkais au Plaza. On a donc été présentés. Mais on était chacun à un bout de la table et tout ce qu'on pouvait faire c'était communiquer par signes. Je lui ai donc téléphoné le lendemain pour lui dire qu'on devrait se rencontrer. Il m'a dit, je dîne ce soir dans l'East Side sur Second Avenue ; il y a là un petit restaurant qui ne paye pas de mine mais qui fait une excellente nourriture. On s'y est retrouvés, il y avait là sa sœur, Talia Shire qui joue dans Rocky. Une fille très gentille et une excellente comédienne. Il y avait aussi leur père et deux ou trois amis. Un repas de famille, quoi. On a discuté des problèmes qu'il y avait à faire fonctionner un studio indépendant à Hollywood. Comment réunir les cinéastes indépendants adéquats à une telle structure, le type d'équipe nécessaire pour en assurer la gestion. Tous les problèmes que nous avions eus avec Alexander Korda ou Arthur Rank. Je connais tout cela très bien. Il y a des choses que je n'ai même plus besoin de demander, je les sais d'instinct. On a parlé de tout cela et Francis m'a demandé pourquoi je n'irais pas le rejoindre à son studio pour quelques mois en tant que conseiller, voir ce que l'on pourrait faire ensemble. Il a besoin de responsables. Je lui ai demandé: «Francis, qu'est-ce que vous allez être ? L'instance finale ? Est-ce vous qui allez dire oui ou non ? » II m'a dit : « je ne suis pas très bon à dire oui ou non, mais parfois il m'arrive de dire peut-être ». Mon opinion est qu'il a besoin de conserver la possibilité de dire non, mais l'essentiel est qu'il s'entoure d'un groupe de gens, producteurs, réalisateurs ou auteurs qui sachent d'eux-mêmes ce qu'ils veulent faire et comment. C'était une tâche réalisable et je le lui ai dit. C'est alors que je suis parti pour le collège de Darmouth en Nouvelle-Angleterre où je m'étais précédemment engagé à enseigner durant le premier semestre.
Télécharger la suite de l'entretien...
Déprogrammation d' A Canterbury Tale
Attention, suite à un mouvement de fatigue générale, la diffusion d'A Canterbury Tale est reportée au mardi 12; je me chargerais des glaces...
mardi 5 juin 2007
lundi 4 juin 2007
Anniversaire d'Évelyne
La soirée du mardi 10 se tiendra en deux parties :
- à 20 h (oui oui) : petite bouffe d'anniversaire d'Évelyne, fromages, vins, gâteaux maison(s)
- à 22 h max : projection du "Voyeur", cru Michael Powell 1960, censuré pendant trente ans en France, pourtant c'est pas porno mais hachement tragique.
