
Film de Otto Preminger - Film Américain - 1954
Sortie en France le 16 décembre 1981
D'après l'opéra-comique "Carmen" de Georges Bizet (1875), sur un livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d'après la nouvelle Carmen de Prosper Mérimée.
Réalisateur : Otto Preminger
Scénario : Harry Kleiner adapté du spectacle d’Oscar Hammerstein II
Photo : Sam Leavitt
Montage : Louis Loeffler
Musique : Georges Bizet
Arrangements et direction musicale : Herschel Burke Gilbert
Directeur artistique : Edward L.Ilou
Chorégraphe : Herbert Ross
Producteur : Otto Preminger
Directeur de production : Herman Webber
Costumes : Mary Ann Nyberg
Son : Roger Heman Sr., Arthur von Kirbach
Créateur du générique : Saul Bass
Voix originale de Joe pour les chansons : LeVern Hutcherson
Voix originale de Carmen pour les chansons : Marilyn Horne
Interprétation : Dorothy Dandridge, Harry Belafonte, Pearl Bailey, Joe Adams, Olga James, Roy Glenn, Nick Stewart, Diahann Carroll, Brock Peters, Sandy Lewis, Mauri Lynn...
Avec la participation de : Max Roach, Curtis Counce et Richie Powell (les musiciens chez Billy Pastor)
Synopsis
Durant la Seconde Guerre Mondiale, Cindy Lou rend visite à son fiancé, le caporal Joe, au camp de Jacksonville. Carmen Jones, ouvrière de l’atelier de parachutes, aguiche Joe en présence de sa future femme. Après une violente bagarre, Carmen est conduite en prison mais s’échappe durant le trajet…


mardi 9 octobre 2007
Coup de coeur de François M : Carmen Jones
Pina Bausch
Parle avec elle commence par une scène de "Café Müller", l'une des pièces les plus connues du répertoire de Pina Bausch (1978) et s'achève par "Masurca Fogo" (1998). La surprise est de voir la chorégraphe interpréter elle-même un duo. Car Pina Bausch est un mythe de la danse contemporaine, de la danse-théâtre (tanztheater) en particulier. Si ses apparitions sont rares sur scène ou à l'écran, ce sont à chaque fois des enchantements tant par sa présence que par la force de cette femme à l'apparente fragilité. Almodovar a saisi que la danse était l'un des meilleurs moyens d'aborder l'intériorité, l'intimité et l'émotion. La danse est un des fils conducteurs de Parle avec elle. Elle intervient comme des pauses, des bribes du passé ou des espaces d'évasion.
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Photo de Pina Bausch en conférence de presse au sujet de Neken (1990) © Francesco Carbone
Pina Bausch
Tanztheater Wuppertal / German modern dance
(1940- )
Née à Solingen (Allemagne) en 1940, Pina Bausch a entrepris sa formation en danse à quinze ans à l'école Folkwang d'Essen, où elle a eu pour professeur, entre autres, le célèbre chorégraphe expressionniste Kurt Jooss. En 1959, elle a obtenu son diplôme et décroché le prix Folkwang d'excellence. Bénéficiant d'un traitement du Service allemand d'échanges étudiants (DAAD), elle s'est ensuite rendue à New York, en 1960, pour étudier à la Juilliard School auprès de professeurs aussi prestigieux qu'Anthony Tudor, José Limon, Louis Horst, Alfredo Corvino, Margaret Craske et La Meri, pour n'en citer que quelques-uns. À la même époque, elle s'est produite avec la Paul Sanasardo and Donya Feuer Dance Company ainsi qu'avec le New American Ballet. Pina Bausch est subséquemment devenue membre de la compagnie de ballet du Metropolitan Opera, en plus de travailler avec Paul Taylor. Ses deux années à New York ont été, de son propre aveu, les plus formatrices de sa jeunesse, et elle considère toujours cette ville comme sa deuxième patrie.
En 1962, Pina Bausch est rentrée en Allemagne pour devenir soliste au sein du tout nouveau Folkwang Ballett, où elle allait collaborer à nouveau avec Kurt Jooss, de même qu'avec Hans Zülig et, surtout, Jean Cébron. Elle s'est lancée comme chorégraphe en 1968 avec une première oeuvre, Fragmente, bientôt suivie de Im Wind der Zeit (« Dans l'air du temps »), qui allait remporter le premier prix du deuxième Concours international de chorégraphie de Cologne. Mme Bausch affirme elle-même qu'elle a décidé de se consacrer à la chorégraphie parce qu'elle ne trouvait pas de pièces satisfaisantes à interpréter. De 1969 à 1973, elle a assuré la direction artistique de la compagnie tout en poursuivant ses activités de danseuse et de chorégraphe. Sa démarche n'a pas tardé à attirer l'attention; après avoir créé la bacchanale pour la production de Hans-Peter Lehmann de Tannhäuser de Richard Wagner pour l'Opéra de Wuppertal en 1972, elle a été invitée à reprendre la direction du Ballet de l'Opéra de Wuppertal. D'abord réticente, elle a fini par accepter à condition de pouvoir amener avec elle les danseurs du Folkwang-Tanzstudio.
Peu après son entrée en poste, la compagnie a pris le nom de Wuppertaler Tanztheater, avant d'être rebaptisée Tanztheater Wuppertal Pina Bausch quelques années plus tard. Dans ses nouvelles fonctions, Pina Bausch a puissamment contribué à relancer la danse moderne dans l'Allemagne d'après-guerre – une danse qui prend sa source dans l'Ausdrucktanz, ou « danse expressive », un style très populaire dans les années 1920, qui s'appuie sur les gestes quotidiens pour exprimer des expériences personnelles. Avec la prise du pouvoir par les Nazis et la guerre qui a suivi, la danse moderne a perdu beaucoup de sa vigueur en Allemagne; bon nombre de ses principaux créateurs, à l'exemple de Kurt Jooss, ont pris le chemin de l'exil, et la danse allemande s'est retrouvée coupée du monde. Après la guerre, l'enthousiasme pour l'Ausdrucktanz était retombé, et le ballet classique régnait en maître. Lorsque Jooss est rentré en Allemagne en 1949, l'école Folkwang, qui venait de rouvrir ses portes, était l'un des rares établissements allemands où l'on pouvait recevoir une formation de qualité en danse hors du champ du ballet classique. Ce n'est toutefois qu'à la fin des années 1960 et dans les années 1970 que la danse moderne allemande a réellement repris sa vitesse de croisière, en partie grâce au mouvement étudiant qui se manifestait en Allemagne de l'Ouest. Les jeunes danseurs rejetaient alors les structures rigides du ballet allemand et de la danse post-moderne américaine, et se rebellaient contre l'américanisation de leur pays. C'est ainsi que certains d'entre eux ont renoué avec l'expressionnisme de l'Ausdrucktanz et se sont mis à explorer de nouvelles avenues, en y associant des éléments empruntés à d'autres disciplines artistiques. Vers la fin des années 1970, le terme « Tanztheater » ou « danse-théâtre » a commencé à s'imposer pour distinguer la démarche de ces chorégraphes, dont faisait partie Pina Bausch. « Je ne m'intéresse pas tant à la façon dont les gens bougent qu'à ce qui les remue profondément », affirme la chorégraphe, dont l'oeuvre – qui a inauguré une nouvelle ère en danse, marquée au sceau des images saisissantes et de l'intensité dramatique – a soulevé les passions, s'attirant la ferveur des uns et les plus dures critiques des autres.
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Site officiel:
Pina Bausch Tanztheater Wuppertal




