jeudi 25 octobre 2007

Aki Kaurismaki

Aki Kaurismaki
"Mon dernier film était en noir et blanc et muet, ce qui montre clairement que je suis un homme d’affaires.
Cela dit, continuer dans cette voie signifiait que mon prochain film se ferait sans images. Que resterait-il alors ? Une ombre. Donc, toujours prêt à faire des compromis, j’ai décidé de faire volte-face et de réaliser un film qui abonde en dialogues et en couleurs variées – sans parler d’atouts commerciaux.
Je dois avouer que, au plus profond de mon subconscient, j’ai peut-être aussi l’espoir que cette démarche me donne une apparence de normalité. Mon point de vue sur la situation sociale, économique et politique de la société, sur la morale et l’amour, sera donné, je l’espère, par le film lui-même."

Aki Kaurismaki

Véritable rénovateur du cinéma finlandais, il fonde avec son frère (lire notre entretien avec Mika Kaurismaki) une maison de production et finance un cinquième du cinéma de son pays. Avec une tendresse toute particulière envers les marginaux il filme la réalité sociale de son pays (Au loin s’en vont les nuages, 1996), avec toujours l'humour froid et décalé qui le caractérise. Il aborde de la même façon le rêve américain avec Les Leningrad Cowboys go to America (et sa suite Les Leningrad Cow-boys rencontrent Moise). Clin d’œil à la nouvelle vague, Jean Pierre Léaud se retrouve au casting de J’ai engagé un tueur. Il remporte le Pric oecuménique à Cannes pour Au loin s’en vont les nuages en 1996. Il y était également présent pour L'Homme sans passé et son dernier film Les Lumières du faubourg en 2006.

mardi 23 octobre 2007

Coup de coeur de Dominique : L'homme sans passé (Mies vailla menneissyyttä)

L'homme sans passé
Titre original : Mies vailla menneissyyttä
Film de Aki Kaurismaki - Finlande - 2002
Présenté en compétition officielle à Cannes en 2002, L'Homme sans passé a remporté le prix d'interprétation féminine, décerné à Kati Outinen, ainsi que le Grand Prix du jury.

Ecrit, réalisé et produit par Aki Kaurismäki
Photo : Timo Salminen
Montage : Timo Linnasalo
Producteur : Sputnik Oy / Yle TV-1 / Eila Werning
Ingénieurs du son : Jouko Lumme, Tero Malmberg
Montage : Timo Linnasalo
Décors : Markku Pätilä, Jukka Salmi
Costumière : Outi Harjupatanaµ
Interprétation : Kati Outinen, Sakari Kuosmanen, Markku Peltola, Esko Nikkari

L'homme sans passé
Synopsis
Un ouvrier soudeur débarque dans la grande ville d’Helsinki avec l’espoir de décrocher un emploi. Ses plans de carrière se trouvent compromis quand au détour d’un square, il croise trois malfrats qui le volent et le frappent, le laissant inconscient et dans un sale état. Miraculé, il se réveille sans aucun souvenir de son identité.

L'homme sans passé
L'homme sans passé
L'homme sans passé

Le finaud (Finnois) de la soirée !

Et une bonne réponse de François O. (de Clamart)
Le gagnant de la soirée

Coup de coeur de Dominique : les indices

Premier indice
Coup de coeur de Dominique: les indices
Deuxième indice
Coup de coeur de Dominique: les indices
Troisième indice
Coup de coeur de Dominique: les indices
Quatrième et dernier indice
Coup de coeur de Dominique: les indices
Pas simple Dominique...
Dominique

samedi 20 octobre 2007

Séance du 23 octobre chez Vincent

La séance du 23 octobre, consacrée au coup de cœur de Dominique, se tiendra chez Vincent, le projectionniste habituel étant envoyé dans l'Est la semaine prochaine.

Adresse par mail à tous.

mardi 16 octobre 2007

L'Iceberg

Film belge de Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy (2006)

L'Iceberg
Scénario : Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy
Musique : Jacques Luley
Montage : Sandrine Deegen
Costumes : Laura Couderc
Production : Courage Mon Amour Films, Belgique
Producteur délégué : Fiona Gordon, Dominique Abel

Lucy Tulugarjuk
Distribution : Fiona Gordon, Dominique Abel, Lucy Tulugarjuk, Philippe Martz, Ophélie Rousseau, Robin Goupil, Thérèse Fichet, Leen Dervaux, Georges Jore, Louis Lecouvreur, Bruno Romy, Lola Hélie, Justine Fernandez

Fiona
Julien
René et Fiona

Coup de coeur de Colette : les indices

Le premier indice
Indice n°1
Le deuxième
Indice n°2
et Colette écoute les réponses
Indice n°2
et la bonne est : L'Iceberg

mercredi 10 octobre 2007

A propos de Max Roach - Gérald Arnaud

Max Roach
Max Roach : le rythme au sein du rythme

Le vilain mot français « batteur » ne peut traduire l'art suprême de Max Roach, qui est dans l'histoire de la musique américaine le virtuose le plus ingénieux des trap drums – en français, « batterie ». Cet instrument – l'un des rares inventé aux Etats-Unis – est né à la fin du XIX siècle dans les « vaudeville shows », spectacles forains dominés par des artistes d'origine africaine. Ce n'est pas un hasard : il s'agissait bien, en mettant à contribution les quatre membres, de donner au corps la maîtrise de l'espace et du temps, pour restituer à l'individu (moteur de la société américaine) cette polyrythmie qui était l'expression collective de l'Afrique ancestrale. L'évolution fulgurante du jazz à partir des années vingt a fait du drummer (tambourinaire) le plus complet des percussionnistes, et le forgeron musical du melting pot américain.

C'est pourquoi Max Roach déteste les mots jazz, swing, be-bop... petites syllabes sonnantes et trébuchantes qui nous amusent tant, nous autres Européens, mais qui n'ont jamais été qu'un truc du show business pour vendre la part africaine de la musique américaine sans mettre en cause la ségrégation.

Max Roach n'a jamais été un musicien du ghetto. Miles Davis, son meilleur ami, lui reprochait sa naïveté quant aux relations raciales. Miles n'a pas supporté longtemps son séjour à la Juilliard School. Max, son aîné d'un an à peine, est sorti à 17 ans du Conservatoire (en 1942) avec son diplôme de percussion classique. Il a passé son enfance le plus loin possible de l'Amérique profonde, à Brooklyn, ce quartier-pilote de l'intégration où débarquaient en même temps les affamés des Caraïbes et les fugitifs du fascisme ou du nazisme.

Il va indifféremment écouter les big bands et les orchestres symphoniques. La musique est son destin, il le sait, et la chance lui sourit. Il commence à jouer avec Dizzy Gillespie, et le beau-frère de Billie Holiday lui propose de remplacer pour quelques soirs Sonny Greer chez Duke Ellington.

A 17 ans, Max Roach se retrouve au sommet de la pyramide : dans le plus bel orchestre de la musique contemporaine américaine, le voilà qui surplombe tous les autres musiciens. Duke l'a voulu ainsi : il est le chef, mais le batteur est en haut. Max Roach comprend qu'un drummer peut être aussi un leader. Il se souvient d'avoir admiré le génial Chick Webb, mort à trente ans après avoir dirigé l'un des plus beaux big bands, devenu celui de sa jeune chanteuse Ella Fitzgerald. Chick Webb était nain et bossu. Max Roach est grand et athlétique. Ses deux drummers favoris sont les disciples de Webb : Big Sid Catlett, et surtout « Papa » Jo Jones, le batteur de Count Basie dont le solo de cymbale deviendra le morceau de bravoure de Max Roach : Mr Hi Hat .Vient la rencontre décisive : signe du destin, Max Roach est né, à quelques heures près, dix ans après Kenny Clarke. Il devient l'ami puis l'alter ego de ce génial rythmicien dont on dit que ses « bombes » ont inventé le be-bop, le jazz moderne. En alternance avec Kenny, Max joue avec Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Miles Davis, Thelonious Monk, Bud Powell...

Il est le benjamin de cette révolution qui superpose les rythmes les plus complexes à l'harmonie la plus subtile. En 1953, il participe au « concert du siècle » – à Toronto avec Gillespie, Parker, Powell et Mingus – et crève l'écran dans une scène inoubliable du Carmen Jones d'Otto Preminger.

Son destin est scellé : il crée son propre groupe, où se révèlent Clifford Brown puis Sonny Rollins. Désormais, Max Roach sera son propre maître. En 1960, avec son épouse la chanteuse Abbey Lincoln et le vétéran Coleman Hawkins, il signe la Freedom Now Suite , disque-manifeste d'une décennie de luttes pour les droits civiques. Puis il retrouve Ellington et Mingus en studio, le temps d'un autre chef-d'œuvre, Money Jungle .

Sa musique se précise, et se diversifie : en solo, en quintette, en duos – avec Archie Shepp, Dollar Brand, Anthony Braxton, Cecil Taylor, Dizzy Gillespie... ou à la tête de « M'Boom », un prodigieux ensemble de percussions. Il multiplie les rencontres : avec des danseurs (Alvin Ailey, Bill T Jones), des rappeurs (avant tout le monde), des quatuors et des orchestres symphoniques, des percussionnistes du monde entier... Le mois dernier, à Harlem, on l'a vu jouer en duo avec Tito Puente, le maestro porto-ricain des « timbales »... Rien n'échappe à la musique de Max Roach, elle bat le pouls de toute la culture américaine, et bien au-delà, celui d'une musique universelle. Il ne lui manquait plus que de revenir à ses racines les plus profondes. Réunissant autour de lui une chorale de Gospel et des preachers , Max Roach s'inspire de son maître Duke Ellington, dont les Concerts Sacrés furent les plus belles performances de ses dernières années.

Le Gospel est la source spirituelle de toutes les musiques populaires du XX siècle. Entre ses voix et les drums il y a un rapport mystérieux, inabouti qui nous renvoie à l'origine de la culture afro-américaine. Miles Davis, qui prétendait « jouer simplement comme prêche un prédicateur », écrit dans ses mémoires : « Max Roach m'a tout appris quand nous vivions ensemble et que nous jouions avec Charlie Parker. Il m'a enseigné que le drummer doit toujours protéger le rythme par une pulsation intérieure, il est le gardien du groove , et pour cela il faut la foi, un rythme au sein du rythme. Quand un drummer ne l'a pas, c'est la merde, et même la mort ! »

Militant optimiste d'une Amérique plurielle, Max Roach continue d'improviser comme il le faisait déjà, bien avant que Martin Luther King ne les eut prononcés, sur ces simple mots : « Je fais un rêve »... Un rêve américain dont les fils de l'Afrique n'auront gagné leur dû que par l'amour de la musique.

Gérald Arnaud
[extrait des notes de programme]
Repères Musicologiques - Jazz
Médiathèque de la Cité de la musique

Max Roach est mort mercredi 15 août 2007 à New York, à l'âge de 83 ans.
Il détestait le mot de jazz, qu'il prenait à juste titre pour un terme raciste. Il n'aimait pas qu'on le réduisît au rôle pénible de « batteur de jazz ». Il reste, entre Jo Jones, Kenny Clarke et Roy Haynes (le dernier désormais de ce monde), le plus grand batteur de jazz moderne, le plus intransigeant sur les principes, le plus actif sur la scène musicale et politique.

Dorothy Dandridge

Dorothy Dandridge
Dorothy Jean Dandridge naît le 9 novembre 1922, à Cleveland dans l’Ohio. Fille d’un pasteur et de la comédienne Ruby Dandridge, elle apprend à chanter et danser avec sa mère. Parallèlement, la jeune fille et sa sœur aînée, Vivian, se produisent, sous le nom des Wonder Kids, dans des spectacles religieux au sein d’églises. Le duo sillonne ainsi les Etats-Unis, et elles sont toutes deux très vite repérées par un talent scout de la Metro-Goldwyn-Mayer. En 1932, elles s’installent donc à Hollywood.

En 1934, les sœurs Dandridge sont rejointe par la jeune chanteuse Ella Jones. Ainsi reformé, le groupe se fait désormais appeler les Dandridge Sisters. En 1937, elles apparaissent dans «It can’t last forever» aux côtés de Ralph Bellamy. La même année, Dorothy joue seule, un petit rôle, dans «Un jour aux courses» aux côtés des Marx Brothers, et se fait engager au célèbre Cotton Club. Le trio se reforme en 1939, pour présenter au Center Theater de Broadway, la comédie musicale «Swingin’ the dream» produite par Erik Charell.

Dans les années quarante, Dorothy Dandridge prête sa voix à plusieurs courts métrages d’animation, et joue des rôles de complément dans plusieurs productions cinématographiques, parmi lesquelles: «La fille du péché» (1941) avec John Wayne, «Deux nigauds cow-boys» (1942) avec Bud Abbott & Lou Costello, «Jordan le révolté» (1942) avec Alan Ladd et «Depuis ton départ» (1944) avec Claudette Colbert. Artiste complète, elle chante également, toujours sur les scènes de Broadway, dans «Meet the people» (1940-1941), un spectacle musical de Danny Dare, ainsi que dans l’orchestre de Desi Arnaz.

En 1950, Dorothy Dandridge revient au cinéma dans le rôle de Melmendi la reine d’Ashuba dans «Tarzan en péril» aux côtés de Lex Barker. Trois ans plus tard, elle joue pour la première fois le rôle principal dans «Bright Road», où elle donne la réplique à Harry Belafonte, qui restera un ami fidèle. En 1954, elle décroche le rôle titre de «Carmen Jones» dirigé par Otto Preminger. Le film est un succès, et son extraordinaire prestation lui vaut une nomination aux Oscars. De ce fait, elle devient la première femme noire à devenir une star du cinéma américain. Elle confirme son talent dans «Une île au soleil» (1957) avec James Mason, dans la production franco-italienne «Tamango» avec Curd Jürgens et dans «Porgy & Bess» (1959) avec Sidney Poitier, toujours de Preminger devenu, entre temps, son amant.

Dans les années soixante, Dorothy tourne encore deux films: «Le chemin de la peur» (1960) avec Trevor Howard et «The murder men» (1961) avec James Coburn. En 1962, Christian-Jaque l’engage avec Alain Delon pour tourner un «Marco Polo» qui reste inachevé. Cependant, rencontrant de multiples déboires, tant sur le plan professionnel que personnel, elle décide de reprendre sa carrière de chanteuse.

Quelques jours avant son retour sur scène au Basin Street East de New York, Dorothy Dandridge meurt d’une embolie cérébrale suite à un abus de médicaments. C’était le 8 septembre 1965, à West Hollywood, en Californie. Son corps est inhumé au Columbarium de la Victoire, au cimetière de Forest Lawn, à Glendale en Californie.

© Philippe PELLETIER
www.cineartistes.com

Dorothy Dandridge sur YouTube

mardi 9 octobre 2007

Coup de coeur de François M : Carmen Jones

Carmen Jones
Film de Otto Preminger - Film Américain - 1954
Sortie en France le 16 décembre 1981
D'après l'opéra-comique "Carmen" de Georges Bizet (1875), sur un livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d'après la nouvelle Carmen de Prosper Mérimée.

Réalisateur : Otto Preminger
Scénario : Harry Kleiner adapté du spectacle d’Oscar Hammerstein II
Photo : Sam Leavitt
Montage : Louis Loeffler
Musique : Georges Bizet
Arrangements et direction musicale : Herschel Burke Gilbert
Directeur artistique : Edward L.Ilou
Chorégraphe : Herbert Ross
Producteur : Otto Preminger
Directeur de production : Herman Webber
Costumes : Mary Ann Nyberg
Son : Roger Heman Sr., Arthur von Kirbach
Créateur du générique : Saul Bass
Voix originale de Joe pour les chansons : LeVern Hutcherson
Voix originale de Carmen pour les chansons : Marilyn Horne
Interprétation : Dorothy Dandridge, Harry Belafonte, Pearl Bailey, Joe Adams, Olga James, Roy Glenn, Nick Stewart, Diahann Carroll, Brock Peters, Sandy Lewis, Mauri Lynn...
Avec la participation de : Max Roach, Curtis Counce et Richie Powell (les musiciens chez Billy Pastor)

Carmen Jones
Synopsis
Durant la Seconde Guerre Mondiale, Cindy Lou rend visite à son fiancé, le caporal Joe, au camp de Jacksonville. Carmen Jones, ouvrière de l’atelier de parachutes, aguiche Joe en présence de sa future femme. Après une violente bagarre, Carmen est conduite en prison mais s’échappe durant le trajet…

Carmen Jones
Carmen Jones
Carmen Jones

La soirée en images

Carmen Jones
Carmen Jones
Carmen Jones

Coup de coeur de François M : les indices

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Le deuxième [Faut cliquer d'ssus, Charlie !]
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Le troisième
Indice n°3
Le quatrième
Indice n°4
Alors ?

Pina Bausch

Parle avec elle commence par une scène de "Café Müller", l'une des pièces les plus connues du répertoire de Pina Bausch (1978) et s'achève par "Masurca Fogo" (1998). La surprise est de voir la chorégraphe interpréter elle-même un duo. Car Pina Bausch est un mythe de la danse contemporaine, de la danse-théâtre (tanztheater) en particulier. Si ses apparitions sont rares sur scène ou à l'écran, ce sont à chaque fois des enchantements tant par sa présence que par la force de cette femme à l'apparente fragilité. Almodovar a saisi que la danse était l'un des meilleurs moyens d'aborder l'intériorité, l'intimité et l'émotion. La danse est un des fils conducteurs de Parle avec elle. Elle intervient comme des pauses, des bribes du passé ou des espaces d'évasion.
Lire l'article sur www.ecrannoir.fr

Photo de Pina Bausch en conférence de presse au sujet de Neken (1990) © Francesco Carbone
Pina Bausch
Pina Bausch
Tanztheater Wuppertal / German modern dance

(1940- )

Née à Solingen (Allemagne) en 1940, Pina Bausch a entrepris sa formation en danse à quinze ans à l'école Folkwang d'Essen, où elle a eu pour professeur, entre autres, le célèbre chorégraphe expressionniste Kurt Jooss. En 1959, elle a obtenu son diplôme et décroché le prix Folkwang d'excellence. Bénéficiant d'un traitement du Service allemand d'échanges étudiants (DAAD), elle s'est ensuite rendue à New York, en 1960, pour étudier à la Juilliard School auprès de professeurs aussi prestigieux qu'Anthony Tudor, José Limon, Louis Horst, Alfredo Corvino, Margaret Craske et La Meri, pour n'en citer que quelques-uns. À la même époque, elle s'est produite avec la Paul Sanasardo and Donya Feuer Dance Company ainsi qu'avec le New American Ballet. Pina Bausch est subséquemment devenue membre de la compagnie de ballet du Metropolitan Opera, en plus de travailler avec Paul Taylor. Ses deux années à New York ont été, de son propre aveu, les plus formatrices de sa jeunesse, et elle considère toujours cette ville comme sa deuxième patrie.

En 1962, Pina Bausch est rentrée en Allemagne pour devenir soliste au sein du tout nouveau Folkwang Ballett, où elle allait collaborer à nouveau avec Kurt Jooss, de même qu'avec Hans Zülig et, surtout, Jean Cébron. Elle s'est lancée comme chorégraphe en 1968 avec une première oeuvre, Fragmente, bientôt suivie de Im Wind der Zeit (« Dans l'air du temps »), qui allait remporter le premier prix du deuxième Concours international de chorégraphie de Cologne. Mme Bausch affirme elle-même qu'elle a décidé de se consacrer à la chorégraphie parce qu'elle ne trouvait pas de pièces satisfaisantes à interpréter. De 1969 à 1973, elle a assuré la direction artistique de la compagnie tout en poursuivant ses activités de danseuse et de chorégraphe. Sa démarche n'a pas tardé à attirer l'attention; après avoir créé la bacchanale pour la production de Hans-Peter Lehmann de Tannhäuser de Richard Wagner pour l'Opéra de Wuppertal en 1972, elle a été invitée à reprendre la direction du Ballet de l'Opéra de Wuppertal. D'abord réticente, elle a fini par accepter à condition de pouvoir amener avec elle les danseurs du Folkwang-Tanzstudio.

Peu après son entrée en poste, la compagnie a pris le nom de Wuppertaler Tanztheater, avant d'être rebaptisée Tanztheater Wuppertal Pina Bausch quelques années plus tard. Dans ses nouvelles fonctions, Pina Bausch a puissamment contribué à relancer la danse moderne dans l'Allemagne d'après-guerre – une danse qui prend sa source dans l'Ausdrucktanz, ou « danse expressive », un style très populaire dans les années 1920, qui s'appuie sur les gestes quotidiens pour exprimer des expériences personnelles. Avec la prise du pouvoir par les Nazis et la guerre qui a suivi, la danse moderne a perdu beaucoup de sa vigueur en Allemagne; bon nombre de ses principaux créateurs, à l'exemple de Kurt Jooss, ont pris le chemin de l'exil, et la danse allemande s'est retrouvée coupée du monde. Après la guerre, l'enthousiasme pour l'Ausdrucktanz était retombé, et le ballet classique régnait en maître. Lorsque Jooss est rentré en Allemagne en 1949, l'école Folkwang, qui venait de rouvrir ses portes, était l'un des rares établissements allemands où l'on pouvait recevoir une formation de qualité en danse hors du champ du ballet classique. Ce n'est toutefois qu'à la fin des années 1960 et dans les années 1970 que la danse moderne allemande a réellement repris sa vitesse de croisière, en partie grâce au mouvement étudiant qui se manifestait en Allemagne de l'Ouest. Les jeunes danseurs rejetaient alors les structures rigides du ballet allemand et de la danse post-moderne américaine, et se rebellaient contre l'américanisation de leur pays. C'est ainsi que certains d'entre eux ont renoué avec l'expressionnisme de l'Ausdrucktanz et se sont mis à explorer de nouvelles avenues, en y associant des éléments empruntés à d'autres disciplines artistiques. Vers la fin des années 1970, le terme « Tanztheater » ou « danse-théâtre » a commencé à s'imposer pour distinguer la démarche de ces chorégraphes, dont faisait partie Pina Bausch. « Je ne m'intéresse pas tant à la façon dont les gens bougent qu'à ce qui les remue profondément », affirme la chorégraphe, dont l'oeuvre – qui a inauguré une nouvelle ère en danse, marquée au sceau des images saisissantes et de l'intensité dramatique – a soulevé les passions, s'attirant la ferveur des uns et les plus dures critiques des autres.
Lire l'article sur www.artsalive.ca

Pina Bausch sur YouTube

Site officiel:
Pina Bausch Tanztheater Wuppertal

dimanche 7 octobre 2007

Parle avec elle (Hable con ella) sur YouTube

Coup de coeur d'Evelyne : Parle avec elle (Hable con ella)

Parle avec elle
(Hable con ella)
Film de Pedro Almodóvar - Film Espagnol - 2002
Coup de coeur d'Anne-Marie 2005 (27 janvier 2005)

Scénario et réalisation : Pedro Almodóvar
Producteur exécutif : Agustín Almodóvar
Directrice de production : Esther García
Photo : Javier Aguirresarobe
Montage : José Salcedo
Musique : Alberto Iglesias
Directeur artistique : Antxon Gómez
Producteur associé : Michel Ruben
Maquillage : Karmele Soler
Coiffure : Francisco Rodriguez
Costumes : Sonia Grande
Son : Miguel Rejas
Mixage : Jose A. Bermudez
Chorégraphie : Pina Bausch
Interprétation : Javier Cámara, Darío Grandinetti, Leonor Watling, Rosario Flores, Geraldine Chaplin, Mariola Fuentes, Roberto Álvarez, Adolfo Fernández, Fele Martínez, Paz Vega, Elena Anaya, Lola Dueñas, Ana Fernández, Chus Lampreave, Loles León

Parle avec elle
Synopsis
Marco et Benigno sont l'un à côté de l'autre, admirant avec émotion un spectacle de Pina Bausch.
Marco est journaliste. Il vient de vivre une douloureuse séparation. Un jour il apeçoit la célèbre torera Lydia, pleurant à la télévision. Elle aussi a du mal à vivre une séparation. Ils se rencontrent et apprennent à s'aimer.
Benigno est infirmier. Il veille autant qu'il peut sur la douce Alicia qu'il observait de sa chambre quand elle s'entraînait à danser. Alicia est dans le coma. Il lui parle, la soigne, la lave, lui raconte sa vie. Sa vie à elle si elle n'était pas dans le coma.
Lydia affronte un taureau de trop, perturbée par sa journée. Elle finit dans le coma. Marco croise de nouveau Benigno. Leur amitié commence; Même si le destin de l'un et de l'autre n'est pas celui là. Car tout pourrait se résumer à Alicia.

Parle avec elle
Parle avec elle

mardi 2 octobre 2007

Et le gagnant dans tout ça ?

Et bien, j'avoue ne plus m'en souvenir (boire ou se souvenir, il faut choisir!)... Si quelqu'un peu me rafraîchir la mémoire, merci.

Coup de coeur d'Evelyne : 3ème et dernier indice

Coup de coeur d'Evelyne, les indices
Coup de coeur d'Evelyne, les indices

Coup de coeur d'Evelyne : 2ème indice

Coup de coeur d'Evelyne, les indices

Coup de coeur d'Evelyne : 1er indice

Coup de coeur d'Evelyne, les indices
Coup de coeur d'Evelyne, les indices

Au programme ce soir : coup de coeur d'Evelyne

Une soirée à ne pas manquer !