jeudi 25 octobre 2007

Aki Kaurismaki

Aki Kaurismaki
"Mon dernier film était en noir et blanc et muet, ce qui montre clairement que je suis un homme d’affaires.
Cela dit, continuer dans cette voie signifiait que mon prochain film se ferait sans images. Que resterait-il alors ? Une ombre. Donc, toujours prêt à faire des compromis, j’ai décidé de faire volte-face et de réaliser un film qui abonde en dialogues et en couleurs variées – sans parler d’atouts commerciaux.
Je dois avouer que, au plus profond de mon subconscient, j’ai peut-être aussi l’espoir que cette démarche me donne une apparence de normalité. Mon point de vue sur la situation sociale, économique et politique de la société, sur la morale et l’amour, sera donné, je l’espère, par le film lui-même."

Aki Kaurismaki

Véritable rénovateur du cinéma finlandais, il fonde avec son frère (lire notre entretien avec Mika Kaurismaki) une maison de production et finance un cinquième du cinéma de son pays. Avec une tendresse toute particulière envers les marginaux il filme la réalité sociale de son pays (Au loin s’en vont les nuages, 1996), avec toujours l'humour froid et décalé qui le caractérise. Il aborde de la même façon le rêve américain avec Les Leningrad Cowboys go to America (et sa suite Les Leningrad Cow-boys rencontrent Moise). Clin d’œil à la nouvelle vague, Jean Pierre Léaud se retrouve au casting de J’ai engagé un tueur. Il remporte le Pric oecuménique à Cannes pour Au loin s’en vont les nuages en 1996. Il y était également présent pour L'Homme sans passé et son dernier film Les Lumières du faubourg en 2006.

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